Les conditions de l’engagement d’une entreprise
Selon l’un des intervenants qui fait écho à une opinion commune sur le sujet, les entreprises devant s’abstenir sont :
1) Celles qui ne savent pas comment utiliser correctement les réseaux sociaux et mettent à mal leur image de marque car…
a) elles ne les alimentent pas régulièrement
b) elles ne s’engagent pas correctement
c) elles ne communiquent pas de façon professionnelle
d) elles ne connaissent pas les nouveaux outils et des dernières tendances
e) elles n’investissent pas les ressources nécessaires
2) Celles pour lesquelles les réseaux sociaux n’apporteront aucune valeur ajoutée à l'entreprise (Oui, ces entreprises existent encore)
Bien que ces affirmations soient en partie justes, il faut toutefois les nuancer. Elles ne sont valables que dans un cadre strict : à un instant T ou dans les limites d’un usage X.
Sur le premier point, il est évident que les entreprises qui font ce type d’erreurs devraient cesser d’utiliser les réseaux sociaux ou alors, revoir leur stratégie, mais c’est un peu comme dire aux mauvais auteurs de ne pas essayer de devenir écrivain… Et la pratique ainsi que l’expérience peuvent aider à s’améliorer ! Grâce à une préparation ou une planification appropriée ou passé un certain temps, l’entreprise dans ce cas pourra faire amende honorable.
Quant au second point de quelles entreprises parle-t-on ? Comment évaluer la valeur apportée sachant cela dépend de notre compréhension de leurs usages ? Toutes les entreprises peuvent tirer profit des réseaux sociaux mais peut-être pas de la manière qu’elles l’entendent.
Récemment, une personne de la Réserve fédérale s’interrogeait sur le bien-fondé d’utiliser les réseaux sociaux dans la mesure où leur organisation n’a pas de véritables concurrents. Les réseaux sociaux ne s’appliquent toutefois pas qu’à la communication d’une marque. Entre communication, outil d’échange ou de dialogue et source d’information de proximité, il s’agit tout simplement de la façon dont les gens ont envie de communiquer aujourd’hui !
Dans le secteur de l’Education, les Universités ont bien compris l’enjeu des réseaux sociaux. Elles étudient en outre les moyens de s’appuyer sur ceux-ci dans les classes, dans les bureaux d’admissions et dans le cadre de leurs communication avec les anciens élèves. L’apprentissage peut être enrichi par ce biais ce média étant privilégié par les étudiants. Cela nécessite une réflexion approfondie mais c’est une stratégie payante qui commence dores et déjà a porté ses fruits. Les cahiers pédagogiques en France donnent quelques conseils intéressants sur la façon de les inclure au programme pour dynamiser l’enseignement.
Façonner notre utilisation des réseaux sociaux sur le succès des autres n’est possible que si le modèle peut s’appliquer à notre entreprise. Nous avons toujours besoin de trouver de nouvelles façons d'utiliser les outils mis à notre disposition. Il n’y a pas de manuel, et seul une approche spécifique permet d’établir une stratégie payante donnant de formidables opportunités.
D’un espace grand public à un environnement mixte accueillant les professionnels
Il y a quelques années un certain nombre d’industries pouvaient choisir de ne pas s’investir dans les réseaux sociaux car leurs consommateurs ne fréquentaient pas beaucoup ces plateformes. Les choses ont changé. Le marché des sociétés BtoB est aujourd’hui présent sur les réseaux sociaux, la seule question à se poser étant : où ?
L’omniprésence des réseaux sociaux dans le commerce est le résultat de deux facteurs. Premièrement, les applications ou communications à des fins commerciales sont déjà monnaie commune sur les plateformes telles que Facebook et YouTube et ce n’est plus un « grand saut dans l’inconnu » que de tenter la publicité ou la vente avec les réseaux sociaux. Deuxièmement, la frontière entre l’utilisation professionnelle et personnelle des réseaux sociaux est en train de disparaître avec une fusion des deux mondes. Sur Twitter, Facebook ou encore sur Linkedln, vous pouvez entretenir des propos personnels avec une personne que vous connaissez à titre professionnel. Dans ce type d’environnement toute marque est une marque grand public. Il faudrait de sévères contre-indications pour dissuader une entreprise de mettre en place une stratégie de social media marketing
Le social media marketing donne plus d’importance au consommateur que ce soit dans le secteur BtoC ou BtoB. Le marketing des réseaux sociaux est communément considéré comme une nouvelle façon de communiquer pour les marques, mais c’est bien plus. Buzz marketing basé sur le « bouche à oreilles » associé à un bon degré de confiance et d’engagement, il pose les bases d’un consomm’acteur agissant auprès de son réseau soit du BtoCtoC (Business to Customer, Customer to Customer)
Les entreprises les plus réglementées ont cependant plus d'obstacles mais peuvent et doivent trouver des solutions. Certaines entreprises très réglementées, tel que les organismes de gestion financières, se voient souvent découragées ou interdites de communiquer sur les réseaux sociaux. Leur challenge consiste à développer une solution viable afin qu’ils puissent bénéficier de ces médias pour interagir avec leurs clients, prospects ou partenaires. S’ils parviennent à mettre en place une solution créative, ils pourront créer une proximité plus importante avec leurs publics.
Pour conclure, quel que soit l’entreprise, il n’y a pas de raison valable d’éviter les réseaux sociaux. Après réflexion et avec un peu de créativité, les réseaux sociaux sont à la portée de tous. Pourquoi être absent d’un espace privilégié, d’échange et de communication, avec ses publics ?
Pour connaître les meilleurs pratiques envers les réseaux sociaux et comment les utiliser avec succès, un livre blanc de Bazaarvoice intitulé How CPG Brands Win Big with Social Media Marketing est disponible au lien suivant : http://www.bazaarvoice.com/resources/webinars/601-cpg-wins-big