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Gestion de la force de vente imposée aux commerciaux : trucs et astuces pour la contourner


Philippe Nieuwbourg


Et oui, dépassant le discours traditionnel de chefs de projets toujours satisfaits, nous avons rencontré un responsable commercial d’une grande société internationale, utilisatrice de Siebel. Il nous a expliqué dans le détail comment certains commerciaux s’organisaient pour ne pas se voir imposer un système auquel ils ne croient pas. Attention, des révélations à ne pas mettre entre toutes les mains !



Gestion de la force de vente imposée aux commerciaux : trucs et astuces pour la contourner
Gestion de la force de vente imposée aux commerciaux : trucs et astuces pour la contourner
Il y a quelques jours, au détour d’un séminaire quelque part en France, j’ai eu l’occasion de discuter avec celui que nous appelleront Gérard… Gérard est responsable commercial régional dans une grande société internationale. Il souhaite conserver l’anonymat et nous respectons son choix. En échange de cette discrétion, il accepte de nous dire, enfin, la vérité sur l’utilisation d’un outil de CRM dans une grande entreprise comme la sienne, leader mondial dans son domaine. Son rôle est d’encadrer une petite force de vente locale et de gérer en direct les relations avec les grands comptes de sa région.
Comme beaucoup de grandes sociétés internationales, son employeur a fait le choix, il y a quelques années, de Siebel pour créer une « vision à 360° du client ». Manque d’explications, absence de prise en compte des attentes du terrain, mauvaise conduite du changement… les raisons sont multiples, toujours est-il que Gérard ne comprend pas ce que ce nouveau système va lui apporter. Ou plus exactement, il n’y voit que des contraintes, du temps de travail en plus, un partage de sa connaissance client sans contrepartie, une pression accrue de ses supérieurs sur son organisation et son emploi du temps quotidien. Alors Gérard, comme beaucoup de commerciaux de son entreprise rechigne à utiliser ce nouveau système et à renseigner les informations qui lui sont demandées.

Malheureusement pour lui, au bout de quelques semaines de mise en place, la direction de projet prend conscience de cette fronde naissante dans l’entreprise, et alerte la direction commerciale sur le risque de mauvaises informations ou d’informations manquantes, si chacun dans l’entreprise n’est pas contraint à utiliser Siebel. Ni une, ni deux, la direction réagit, modifiant le plan de rémunération afin d’ajouter un nouvel indicateur, prenant en compte l’utilisation de l’outil de gestion de la force de vente. Mais quel indicateur trouver ? Le plus évident qui apparaît alors est le « taux d’ouverture ». Vérifions que chaque salarié ouvre bien au minimum une fois par jour Siebel, et nous aurons un bon indicateur de son utilisation, pense la direction.
Rapidement, Gérard se rend compte de la manœuvre, et cherche une solution de contournement. Avec l’aide d’une personne de son équipe, il développe alors un petit programme qui ouvre automatiquement Siebel et connecte l’utilisateur à la base centrale, à chaque fois qu’il allume son PC. Le tour est joué, et Gérard et son équipe obtiennent le meilleur taux d’ouverture, 100% ou presque, et toute la prime qui lui est rattachée. Tout cela bien entendu sans alimenter Siebel de la moindre information client.
Les bonnes choses ont malheureusement une fin, et l’équipe en charge du projet se rend rapidement compte de la supercherie. Elle décide de modifier l’indicateur, et en calcule un plus complexe, sur la base du nombre de contacts et d’opportunités saisies dans la base, pensant avoir alors trouvé l’indicateur idéal.

Soucieux de préserver le confort de son quotidien sans contrôle, Gérard remet une nouvelle fois sur la table ce problème. Mais à tout problème une solution, et un expert de l’équipe développe maintenant un petit système qui « pilote » Siebel, créant des contacts fantaisistes, des opportunités sans fondement, et les supprime ensuite automatiquement quelques jours après afin de faire bouger les compteurs sans pour autant remplir la base de fausses informations ! Que d’ingéniosité est-on capable de déployer pour contourner un système qui aura certainement coûté plusieurs millions d’euros. Et tout cela aux frais de l’entreprise bien sur.

Cette expérience vécue, où tout est triste réalité exception faite du nom de notre responsable commercial, doit nous amener plusieurs réflexions :
- Dans notre exemple, nous parlons de Siebel, mais tout autre progiciel de CRM aurait certainement connu ici les mêmes déboires. Gérard n’a rien contre Siebel, ou plutôt il est aujourd’hui totalement contre l’utilisation de tout progiciel de SFA !
- la réticence à l’utilisation d’outils par une équipe qui n’en comprend pas l’utilité, peut atteindre des sommets inavouables ! Il n’y a pas de limite à la sournoiserie lorsque le confort d’un salarié et sa liberté de travail sont en jeu, surtout lorsque tout est aux frais de l’entreprise. Pendant qu’il se préoccupait de contourner son outil de SFA, Gérard ne s’occupait bien entendu pas de ses clients.
- Les équipes projets sous-estiment, par méconnaissance du terrain, la réalité de la vie et des attentes des commerciaux. Par conséquent, le budget consacré à la formation, à l’éducation et à la conduite du changement est toujours sous dimensionné.
- Les projets de gestion de la force de vente sont trop souvent déséquilibrés. Dans notre exemple, Gérard a été soumis à des contraintes importantes de saisie d’informations, sans qu’à aucun moment le projet ne soit parvenu à lui apporter autant qu’on ne lui demandait de fournir… il faut impérativement penser à l’équilibre entre ce que l’on reçoit et ce que l’on donne.
- Dernier point, sans doute cette société devrait-elle être un peu plus exigeante et réactive face à ce genre de comportement. Que l’on comprenne la position de Gérard ou pas, qu’on le plaigne ou qu’il nous amuse, quoiqu’il en soit, son comportement reste inadmissible… qu’en pensez vous ?

Jeudi 3 Mars 2005
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31.Posté par mbarga marie laure la croix le 28/04/2008 20:06
pour ma part la vente est un art et qu'il faut savoir comment la faire et qui cible exactement

http://www.biaboya.com

30.Posté par Philippe Schelpe le 22/10/2007 11:24
Avec plaisir et un grand sourire je termine la lecture de cet article.
Cet article conforte la décision prise en 2004 à la création de ma société CRM-Care.

Trop souvent, les projets CRM ont été abordés comme des projets traditionnels impliquant de l’IT.
Pourtant la clef du succès d’un projet CRM est l’implication et la motivation des utilisateurs.
C’est pourquoi,, lors du déploiement d’un outil CRM et surtout à l’occasion de la formation, nous attachons une attention toute particulière à l’aspect humain.

Des exercices et des mises en situation nous permettent de rapprocher la stratégie de l’entreprise, le fonctionnement de l’outil et le comportement vis-à-vis du client en attirant l’attention de l’utilisateur sur les avantages que eux aussi pourront en tirer.
Nous sommes en mesure de réaliser des missions partout en Europe.
http://www.crm-care.be

29.Posté par Alpha le 05/09/2007 22:05
.....commercial ouai bof...éducatif quand au sujet abordé.....gestion de la relation client.

28.Posté par jamoud le 26/06/2007 22:42
je suis un jeune entrepreneur au maroc et j'ai besoin d'aide au niveau de l'organisation d'une équipe commercial qui peuvent entamé le terrain(marché) avec des seccés et des bonne résultats de chaiffre d'affaire.en suite, les stratégies pour une bonne force de vente
merci pour votre aide et des commmentaire et bonne chance à tous le monde

27.Posté par Pabrantes le 30/05/2007 16:33
Permettez un commentaire en tant que professionnel de la vente en NTIC, que consultant en Business développement, qu’enseignant en Ecole Supérieur de Vente et auditeur qualité dans les services commerciaux.

Je vous soumets quelques règles issues de mes constations terrain :
1 - Le commercial est là pour générer de l’argent pour lui, si l’entreprise en gagne tant mieux
2 - La société ne peut survivre sans un minimum d’information sur ses clients (Ce minimum tend à augmenter d’année en année)
3 – L’envie du commercial a inclure ses données clients dans le système est inversement proportionnelle au besoin d’informations de l’entreprise. C'est-à-dire que plus les informations demandées par l’entreprise sont importantes en nombre et en complexité d’obtention et plus le commercial sera réticent à les donner. Plus le commercial fait partie de l’ancienne génération et plus cette règles est vraie.
4 – Si l’outil n’est pas en mesure de donner des informations pertinentes au commercial (Etat du dossier client à jour, infos exactes sur les contrats, etc….) qui vont lui permettre de gagne du temps. POUR LUI ! Pour qu’il puisse gagner plus d’argent. Alors ne gaspillez pas votre argent. Car quelque soit la solution merveilleuse que vous allez vendre (Ou acheter) elle pourrait tout aussi bien aller de suite à la poubelle.
J’ai souvent constaté la mise en place de très jolies solutions dont les données ne pouvaient pas être vérifiées et fausses dans une grande proportion.
J’ai vécu des situations cocasses où les tableaux de bord étaient repris à la main tous les vendredi, puis consolidés à la calculette. Mais aussi l’utilisation de tableaux magnifiques en réunion du lundi matin, mis à jours quelques minutes avant la réunion et finalement manipulé par la direction en conseil d’administration pour faire bonne impression.

Les ventes, soyez en convaincus, ne se font pas sur de jolis tableaux destinés aux actionnaires et aux décideurs en réunion de direction. Utiliser des outils de gestion des forces des ventes, si possible couplés à la gestion commerciale et à la comptabilité est un plus indéniable.

Mais mettre en place ce type de solution, c’est souvent poser des briques sur du sable mouvant.
Y a-t-il des solutions ? Oui, mais la plupart des dirigeants manquent cruellement d’ouverture et pensent que leur seul avis vaut pour l’ensemble des collaborateurs.

Si vous voulez poursuive cette discutions n’hésitez pas
pedro.abrantes@tiscali.fr

PS : Je suis un peu scandalisé par l’attitude de Gérard qui relève à mon sens du pénal pour faux et usage de faux et escroquerie, puisque si j’ai bien suivi le fait de remplir les conditions de la direction donnait lieu à versement de primes. J’espère que mes étudiants ne se lancerons pas dans ce type de démarches.

26.Posté par FARID le 11/05/2007 09:37
J'ai saisi par hasard le cas de Gérard et les commentaires très divers qui ont suivi.
Je pense que le fond du problème réside dans les capacités intellectuelles et les prédispositions culturelles des vendeurs à utiliser ces technologies ...en toile de fonds c'est une question de génération...quel âge a gérard ? dans quel univers de vente a-il évolué et pendant combien d'années ?
Le CRM n'est par exemple d'aucune utilité dans certains pays dont l'économie est dominée par l'informel ou pour certaines PME qui y voient un coût de sophistication inutile vue la taille de leur marché...

J'aurai pu consacrer beaucoup de temps pour vous parler de mon expérience de consultant marketing auprès de nombreuses GE et PME en ALGERIE où ces outils de gestion n'effleurent même l'esprit des dirigeants anciens ( ils dominent) alors que la nouvelle génération présente des aptitudes qui n'ont rien à envier à leur homologues Européens..
Merci!






25.Posté par Blé Hamed Charles le 17/03/2007 15:50
Je n'ai pas de commentaire à faire. J'ai plutôt une préoccupation.
En effet, je suis en ce moment entraint de méner une analyse personnelle sur le rapport FORCE DE VENTE/ACTION COMMERCIALE.
Je souhaiterais proposer à mes responsables une réflexion qui nous permettrait(à ma firme et au service commerciale dont je fais partir)de déterminer avec moins d'erreur, une force de vente envu de donner un soufle à notre politique commerciale qui,je l'avoue , enfonce ma boîte dans dans une létargie sans égale. Proposer moi, je vous prie, une réflexion sur ce sujet "QUELLE FORCE DE VENTE POUR REDYNAMISER L'ACTION COMMERCIALE: CAS D'UNE PME exerçant dans le secteur informatique(développement de logiciels, solutions Informatiques, formations et conseils en informatique.)"
.

24.Posté par Patrick RAYNAUD le 08/03/2007 20:22
Un projet de CRM bien mené permet de perdre moins de clients, de bien les connaitre et de leur vendre les produits dont-ils ont besoin. Malheureusement ce type de projet devient souvent soit "du flicage" de commerciaux, soit un outil de mailing dans le meilleur des cas un outil prévisionnel de vente.

J'ai piloté de très nombreux projets au cours de ma carrière et je suis très souvent intervenu en "pompier".
Dans le cas des problèmes de résistance au changement, le constat est invariablement le même. L'équipe projet a oublié/négligé un point essentiel (souvent parce que la direction dit "de toute manière, ils doivent l'utiliser: ils n'ont pas le choix):
L'informatique n'est qu'un outil et il faut que CHAQUE utilisateur trouve un intérêt à l'utiliser.

Dans cet exemple, on a voulu utiliser la "force" et en réaction, la résistance au changement a automatiquement augmenté. De plus, la population commerciale est une des plus sensible à ce phénomène ("Nous, on fait vivre la société et on n'a pas de temps à perdre avec l'administratif" dixit les commerciaux).

JBC a raison mais la démonstration est vraie pour la direction et les utilisateurs.

Il faut prendre le temps d'écouter les prescripteurs et les utilisateurs du projet, trouver des intérêts pour chaque partie, trouver les personnes motivés qui vous serviront de référence et démarrer sur des projets pilotes de taille raisonnable (une division, une catégorie de clients...). Il faut évidemment des consultants ou des chefs de projets expérimentés, bien sur le coût en étude préalable sera plus important (mais pas forcément le coût du projet), le délai d'installation plus long, mais le retour sur investissement est généralement au rendez-vous et le stress du changement beaucoup moins important.

http://www.incoge.com

23.Posté par Marc Weibel le 22/02/2007 23:30
"Manque d'explications, absence de prise en compte des attentes du terrain, mauvaise conduite du changement" ???
Un projet CRM-SFA peut-il arriver à terme contre l'avis de la direction commerciale ? Je ne le crois pas. Le problème, c'est que tous les projets sont conduits pour le mieux en toute bonne foi par les parties prenantes. Ce n'est que lorsque la fronde des utiisateurs débute que l'on réalise que tout ce qui a été fait ne suffit pas. C'est le moment terrible du réveil, où l'on passe du (doux) rêve à la (dure) réalité, forcément triviale. En conclusion, je propose de renvoyer dos à dos les chefs de projets trop naïfs qui font une usine à gaz en compilant toutes les demandes des utilisateurs, les utilisateurs trop créatifs qui n'arrivent pas à formuler leurs besoins réels de façon cohérente, les éditeurs de solutions CRM qui vendent une super technologie qu'aucun intégrateur ne sait mettre en oeuvre dans les délais et les coûts convenus, la direction de l'entreprise qui croit que le responsable CRM va réussir à lui tout seul à harmoniser le fonctionnement de l'entreprise alors que le comité de direction n'y est pas toujours parvenu !
http://weibel-conseil.fr

22.Posté par jbc le 15/12/2006 21:54
Ce que dit Martin Roulleaux Dugage, s'énonce clairement dans un club utilisateurs chez Harry Software.

"La relation client dans notre informatique décisionnelle est ce que Platon attendait des relations virtuelles"

21.Posté par Giandra de Castro le 15/12/2006 19:42
je vou sinvite à lire dans l'article "l'odeur du CRM" les études de Markess International ou celles du Gartner sur "les modules opérationnels qui favorisent l'adhesion des commerciaux sur http://jitb.typepad.com/mon_weblog/2006/12/lodeur_du_crm.html

Et pour l'amour du verbe clair, je cite Martin Roulleaux Dugage :
"tactique bien fréquente consiste à introduire de nouveaux indicateurs par lesquels l'entreprise mesure sa performance, en veillant à ce qu'un grand nombre d'entre eux soient soumis à l'arbitrage des clients. Elle part du principe qu’on ne gère bien que ce qu’on mesure, et qu’il suffit donc de mesurer pour que cela se gère. Dès lors qu'on introduit une mesure systématique de la performance et que cette mesure rentre en ligne de compte dans l'appréciation des personnes, on parie que l'entreprise rentrera dans une dynamique collective visant à améliorer l'indice. Malheureusement, cela n'est vrai que lorsqu'il y a un lien évident entre l'action, l'effet produit, et l'atteinte d'un objectif chiffré. ... S'il est vrai qu'on ne peut contrôler que ce que l'on mesure, il est également vrai que tout indicateur a une propension à engendrer des comportements déviants sitôt qu'il devient une cible"


http://jack.fr

20.Posté par jbc le 24/11/2006 17:34
EN REPONSE A STEPHANE

Posté par stéphane le 11/07/2006 23:12

Je relance le débat !

Nous sommes entrain de mettre en place une solution CRM dans une mutuelle, il est clair que la problématique principale reste à mon sens l'adhésion de l'ensemble de la force de vente qui voit cet outil comme du flicage.

Je rejoins Etienne ANDRIEUX il est vrai que si ils ont des habitudes, il sera difficile de les faire perdre.

Récapitulons d'après vous qu'elles sont les solutions pour conduire la F de V à mettre à jour les infos de la GRC ?
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Après avoir tenté pendant 2 ans de répondre à cette question dans 1 mutuelle, j'ai fini par me résigné à empocher mes honoraires de conseil. Les mutuelles loi 1901 ont un conseil d'administration qui ne perçoit bien évidemment pas de dividendes. Ils ne sont pas ou peu intéressés par le développement de leur mutuelle.

Pire : Les DG de mutuelles (suite au nouveau code de la mutualité 1er janvier 2003 et aux objectifs de solvabilité courant 2007) ne font aucunement le rapprochement entre développement commercial (augementation du CA par client ou conquête de nouveaux clients) et marges de solvabilité imposées !

Ils perdent leurs clients (les groupes) qui restent bien souvent un des critères de prospection des compagnies d'assurances.

Imposer une solution CRM ou toute autre solution (dont l'énoncée est aujourd'hui galvaudée) nécessite qu'ils "payent leurs formations". Ce coût est égal à au moins une perte de 2 ou 3 gros clients pour des raisons que vous vous devez de démontrer par des enquêtes subtiles. (Inteviews suivies de présentations écrites appuyées des extraits d'audio de vos "notes prises au dictaphone").

C'est LA seule chose qu'un STAFF de mutuelle comprend : "entendre la voix d'un client qui pèse 10 % de son CA en train d'expliquer les raisons pour lesquelles il s'en va"

Ensuite, il faut mettre ces témoignages client (avec l'accord de tous bien sûr) en ligne accessible par code d'accès par tout le staff, tous les commerciaux et tous les membres du conseil d'administration.

La conclusion de votre exposé (celui de leurs clients qui partent à la concurrence) sera reléguée par une solution : la votre. C'est bien après que vous pourrez annoncer le terme "générique" de cette solution qui s'appelle "CRM" "Décisionnel" "reporting" ou ce que vous voudrez.

Ces termes sont bcp trop galvaudés pour les utiliser AVANT une démonstration de votre compréhension de LEUR business. (leur portefeuille).

Et vu les enjeux financiers (5 ou 10, voire 30 % de CA qui part à la concurrence), il est extrémement rare que votre boss ou votre client tourne le dos à votre solution.

Si vos arguments sont contestés, il suffit d'exposer ceux du ou des concurrents qui sont en train de reprendre le ou les clients de votre boss ou de votre commanditaire. (idem : interview, audio).

Ca calme !

Et la facture est bcp plus salée. Elle est également justifiée et on vous écoutera comme un DIEU (pardon comme celui qui est en rapport avec ce qui fait vivre toute l'entreprise : les clients)

Voila des choses simplissimes que La Palice auraient certainement énoncé en son temps.

http://la-fibre-commerciale.blogspot.com/2006/10/dg-recycls-en-commerciaux.html
http://la-fibre-commerciale.blogspot.com/

19.Posté par jbc le 24/11/2006 17:15
On échange nos infos ?

DG, DRH, staff informatique, marketing, commercial sont démarchés chaque semaine dans les PME et grands comptes par des prestataires non concurrents qui gagneraient du temps à partager leurs informations sur des cibles communes.

Entreprises de travail temporaire, assurances, groupes de protection sociale, organismes de formation professionnelle, pour les DRH.

SSII, intégrateurs, distributeurs, constructeurs, pour les directions informatiques.

Conseils marketing, agences de publicité, coach, graphistes, conseils divers et variés pour les directions marketing, communication et commerciale.

Recycler les informations collectées lors des entretiens hors cibles

Lorsque l'on comptabilise le nombre de visites commerciales hors cibles avant de "frapper" à la bonne porte, il est surprenant que les commerciaux ne collectent pas toutes les informations qui intéresseraient les petits copains non concurrents et réciproquement. Chaque entretien génèrerait ainsi une collecte d'informations utiles qui constituent un capital commercial exploitable par l'équipe.

Ajouter 3 ou 4 questions à la fin d'un entretien hors cible

Les prochains déplacements ont l’avantage d'être beaucoup plus ciblés puisque la richesse des informations obtenues par les copains réduit la probabilité d'une prospection hors cible. Et le "toujours-mauvais-commercial-jamais-rentable" ne risque plus de s'entendre dire que son salaire annuel divisé par le nombre de visites réellement qualifiées avoisine les 1000 à 2000 euros !

Le coût d'un entretien commercial ciblé en travaillant en solo

80 à 110 000 euros de salaire annuel (toutes charges sociales et frais compris) divisés par le nombre de visites réellement utiles dans l'année, donne généralement des sueurs froides au staff d'une entreprise qui se livre à ce genre de calcul. Il est assez simple de définir ce qu'est un prospect qualifié en lui associant des critères précis (les profils de clients acquis par exemple).

Lorsque 2 entreprises sur 100 ont réellement un projet en adéquation avec l'offre du prestataire, il est inutile d'en "inventer une quinzaine". Chacun sa version : l'agence de phoning qui obtient des RDV en ignorant généralement tout de l'environnement qu'elle prospecte et le "mauvais-commercial" qui prétend que les RDV sont bidons. Ce qui est souvent le cas...

Echanger ses données hors cibles avec des prestataires non concurrents

Cette formule permet de réduire sensiblement le coût d'accès à un nouveau client. Il faut simplement s'accorder sur les critères de qualification d'un business potentiel pour soi (et hors cible pour les partenaires non concurrents).

Conclusion : Un projet de reporting commercial "CRM" (appelez le comme vous voudrez) sera une véritable réussite à condition d'obtenir le concours sincère et total des commerciaux, ainsi que de tous les personnels postés en front office.

Pour le prestataire, c'est la garantie de facturer de la valeur ajoutée "fonctionnelle" (connaissance du métier des cibles prospectées) et une pérennité client.
http://la-fibre-commerciale.blogspot.com/

18.Posté par Guillaume Alboin le 20/11/2006 22:37
1-Commencer petit : partager un carnet d'adresse fait gagner du temps à tous. Vouloir tout faire dès le début n'ai le soucis que de deux acteurs, le PDG et le vendeur de soft/service.
2-Fixer la rémunération uniquement en fonction des commande entrées dans le système, Gérard comprendra très vite l'intérêt de renseigner le logiciel.
3- (voir 1bis) Le PDG doit utiliser le logiciel, trop souvent il dit que c'est pour ses sbirs pas pour lui, du coup ses sbirs sont véxés et l'imite (ne l'utilise pas).

17.Posté par CLS - Consultant CRM le 07/11/2006 12:18
Comme beaucoup d'utilisateurs à qui l'ont met à disposition un nouveau logiciel sans explication et implication en amont et, sans accompagnement et suivi en aval, Gérard a eu un blocage que l'on pourrait qualifier de "humainement prévisible". Il est donc responsable mais pas coupable !

Responsable car il a tout de même passé du temps à chercher des solutions pour contourner l'utilisation de Siebel, ce qui a du empiéter sur le temps qu'il aurait du consacrer à son action commerciale et à une utilisation « positive » de l'outil.
Non coupable car l'impulsion d'un projet CRM doit avant tout venir de la direction générale et de l'équipe projet. Si aucune explication n'est donnée en amont du choix et du déploiement du logiciel et que l'exemple ne vient pas du management, il a de fortes chances que les utilisateurs n'adhèrent pas par eux-mêmes.

C'est pourquoi un projet de mise en place d'un projet CRM doit être géré comme un projet informatique classique, ce qui n'est pas toujours le cas aujourd'hui.
En amont, il est primordial de bien exprimer ses objectifs (provenant souvent d'une direction marketing, commerciale ou générale) mais également de tenir compte des besoins utilisateurs, qu'ils soient du coté opérationnel ou de la direction. N'oublions pas que sans l'adhésion des opérationnels le système risque de rester en friche et donc de rendre le pilotage de l'activité par la direction quasiment impossible. Une définition claire des objectifs et des besoins permet également de mettre en place dès le départ un certains nombres d'indicateurs et de rapports permettant de mesurer l'efficacité de l'implémentation et le taux d'adhésion des utilisateurs. Démarrer par un projet pilote peut s'avérer efficace dans certains cas afin d'adapter la solution si nécessaire avant un déploiement plus conséquent.

Lors du déploiement, le pilotage du projet est un aspect important. Il ne faut surtout pas oublier les futurs utilisateurs en cours de route et occulter l'aspect fonctionnel de l'outil.

Une fois l'outil déployé, le projet ne s'arrête pour autant. C'est à ce moment précis qu'il faut continuer à impliquer et accompagner les utilisateurs avant d'obtenir une adhésion significative. La formation et la conduite du changement sont des points qui permettent de diminuer le risque de voir des utilisateurs rejeter un outil auquel ils ne croyaient pas pour diverses raisons au départ.

Christophe
Consultant CRM


http://www.linkedin.com/in/christophelestrat

16.Posté par Véronique CARON le 04/09/2006 22:23
Bonjour à tous, je suis tombée par hasard sur votre site et je voulais vous transmettre mon expérience. Je suis commerciale sédentaire depuis + de 20 ans dans les consommables, fob, pro dans mon domaine... et j'ai déjà utilisé ce type d'outil (MDC), à mon sens fort intéressant pour la gestion clientèle. Notre utilisation était couplée avec SAP pour certaines informations. Les programmations de rdv étaient automatiques dès que je les avaient renseignées en début d'année (modif possible), je pouvais complèter à tout moment les fiches clients, préférences clients... Bref j'en ai été ravie, pas le cas de toutes dans l'équipe. Cela demande un temps d'adaptation, une de mes qualités. Au fait je cherche un emploi, dans mon domaine de préférence, sur l'ile de france 93 ou 95 idéal. Si mon profil vous intéresse, n'hésitez pas, envoyez-moi un mail. Courage à tous les utilisateurs, cela peut vous être bénéfique.
Cordialement.
Véronique CARON
Commerciale sédentaire

15.Posté par Pierre STANCZAK le 31/07/2006 14:34
Une des solutions pour conduire la force de vente à mettre les informations à jour est de lui montrer qu'elles en sont les avantages à le faire !!! Excusez du peu. Et pourtant je suis en phase digestive ;- )
Enfin, la valeur d'une information et je ne parle pas de la valeur par rapport à l'énergie/temps et aux moyens mis en oeuvre pour la recueillir.
La valeur ajoutée d'une information c'est son exploitation !! Donc pour l'exploiter et en tirer un bénéfice il faut renseigner l'outil CQFD ?
Bon après avoir enfoncé cette porte ouverte, il faut effectivement faire le ratio entre le temps passé à renseigner l'outil, les possibilités qu'offre cet outil pour proposer des « optiques » d'exploitation de l'information. Ensuite il y a bien sur le niveau de compétence (et donc surtout de formation) des personnes qui vont utiliser la GRC afin de transformer cette information en bénéfices commerciaux direct ou indirecte pour l'entreprise. Avec il faut l'espérer, l'organisation nécessaire pour concrétiser ce bénéfice…..

Cordialement.
Pierre Stanczak
Responsable Marketing
http://www.oleap.fr

http://www.oleap.fr

14.Posté par stéphane le 11/07/2006 23:12
Je relance le débat !

Nous sommes entrain de mettre en place une solution CRM dans une mutuelle, il est clair que la problématique principale reste à mon sens l’adhésion de l’ensemble de la force de vente qui voit cet outil comme du flicage.

Je rejoins Etienne ANDRIEUX il est vrai que si ils ont des habitudes, il sera difficile de les faire perdre.

Récapitulons d’après vous qu’elles sont les solutions pour conduire la F de V à mettre à jour les infos de la GRC ?

13.Posté par Etienne ANDRIEUX le 03/06/2006 08:11
Si le dirigeant commercial utilise des tableaux de bord issus du crm pour valider la qualité de l'effort commercial produit par son équipe, celle-ci va obligatoirement s'intéresser à la solution crm et à la qualité des informations qui y seront saisies. Aucun commercial ne rechigne à montrer qu'il a bien fait son job, c’est même très souvent le contraire mais cela implique que ses objectifs correspondent à une réalité de terrain et soient réalisables. Si le crm lui apporte une vue sur la réalisation de ses objectifs tout en étant ‘ultra’ simple d’utilisation, il sera perçu comme un outil d'amélioration et non comme un outil de contrôle.
http://www.tesuji-crm.com

12.Posté par vanessa le 25/04/2006 17:34
en tant que technico-commercial d'en une coopérative, nous avons testé il y a 4 ans un sytéme de renseignement sur nos adhérents. Cet outil a été très mal vécu pour plusieurs raisons:- l'outil ne permettai pas de faire une synthèse des enregistrements- il ne prennait pas en compte les besoins de commerciaux- il était trop généraliste- Il prenait beaucoup de temps pour enregistrer les données.- il obligeait le TC à retourner au bureau pour faire la saisie.Les outils informatiques sont très intérressant pour collecter des données mais pour cela il faut:- que l'entreprise puisse en tirer les données qu'ils ont besoins.- que le TC retrouve un intérêt dans la gestion de son portefeuille- que l'équipement ne soit pas hors de prix- et surtout qu'il ne soit pas en "bouffe temps"Parce que même si Gérard a pris du temps pour bidouiller le système, il en aurrait peut être perdu beaucoup plus à renseigner à système pas adapté.

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