La communauté des utilisateurs et fournisseurs de solutions d'intelligence client (CRM) |
||||
|
> Base de connaissances
> A découvrir
> Dossiers thématiques
> BLOGS SUR LE CRM
> Les plus lus cette année
> Les plus commentés
|
La conformité avec la CNIL, c’est pas… « données » à tout le mondeLes récents démêlés de la société Belge Swift avec la CNIL et ceux du Crédit Lyonnais quelques temps auparavant qui avait écopé de 46000€ d’amende sont des plus parlants : il va falloir commencer à prendre conscience que les données, et la façon dont elles sont présentées, doivent faire l’objet d’une attention particulière.
Colin Rickard, Managing Director EMEA de DataFlux
Longtemps certains se sont évertués à mettre en garde sur l’intérêt de considérer les données d’entreprises comme un « asset », de les choyer, de les protéger, qu’elles étaient le cœur de l’entreprises etc. Ronron bien pensant que nos compatriotes, parfois si peu enclin à l’ordre et à la discipline n’ont pas jugés bon de retenir. Les deux exemples ci-dessus changeront-ils la donne ?
Irriter la CNIL au point de la voir user de son pouvoir de sanction, c’est pousser le bouchon un peu loin. Mais il y a fort à parier que nous ne sommes qu’à l’aube d’une grande série de remontrances, puis d’amendes, de pleurs et de grincements de dents. Pourquoi toujours laisser filer le bas de laine jusqu’à la chute ? Combien de portables volés n’ont-ils pas fait risquer à de nombreux innocents de voir leurs âges, sexes, lieu d’habitations, habitudes de consommations, numéros divers etc. déballés sur la place publique ou pire, utilisés à des fins malveillantes. Les données personnelles ne représentent malheureusement que la partie émergée de l’iceberg… Data Governance. A l’heure de l’interconnexion croissante des systèmes, des consolidations industrielles dans tous les secteurs, des fusions-acquisitions, de la mouvance vers une nouvelle organisation mondiale du travail, et cela sans parler de l’hétérogénéité légendaire des systèmes d’informations d’entreprise, il va donc va falloir s’y mettre. A l’heure de l’instauration d’un cadre législatif de plus en plus contraignant, comme en atteste aux USA le Health Insurance Portability and Accountability Act, et messieurs Sarbannes et Oxley qui pourraient eux aussi bientôt se présenter à votre porte pour vous demander des comptes, il va falloir retrousser ses manches. Car pour le moment, Si vous demandiez à brûle-pourpoint aux membres d’un comité de direction de lister les point forts de leur entreprise, que répondraient-ils ? Résolument altruistes, ils citeraient sans doute son potentiel humain. Puis, un peu fièrement, ils évoqueraient la gamme de produits ou des services, suivis probablement de la notoriété de la marque. Sans oublier (heureusement…) la base installée et la valeur des clients. Et en ce qui concerne les données ? Les dirigeants, qui pourtant prennent en permanence des décisions délicates sur les meilleurs moyens d’exploiter les différents composants du capital de l’entreprise, en se basant sur les informations fournies par les bases de données internes ou par les systèmes ERP (Enterprise Resource Planning) ou GRC (Gestion de la Relation Client), ne portent encore qu’un ’intérêt relatif pour le cœur de données à partir duquel se nourrissent ces systèmes… Le cabinet d’analyste Gartner le confirme : la plupart des décideurs semblent jouer leur avenir sur un coup de dés, dans la mesure ou ce ne serait pas moins de 25% des données des entreprises du Fortune 100 qui seraient erronés… Les « simples » données clients sont un très bon exemple de la situation. La “durée de validité” d’une base de données client est d’environ deux ans. Si l’entreprise dispose de 500 000 enregistrements clients précis en 2006, seuls 125 000 d’entre eux seront encore exploitables en termes de marketing, de ventes et de support en 2010. Toutes les données sont condamnées à se déprécier avec le temps – avec d’indiscutables conséquences économiques. Ainsi donc, au delà de la peur du gendarme, si chère à nos compatriotes, et en amont de l’amende record, la problématique repose d’abord et j’oserais dire surtout sur une amélioration de la qualité du service de l’entreprise dans son ensemble. Le premier service d’annuaire de Grande-Bretagne, le 118 118, a mis en œuvre un programme draconien de gestion des données, qui a très vite permis de nombreux progrès dans son activité. La quantité de données erronées stockées dans ses systèmes est passée de 5% à pratiquement zéro, uniquement grâce à une approche résolument stratégique vis-à-vis de ce patrimoine essentiel que représentent les données. Les premiers bénéficiaires en ont été les clients du 118 118, puisque le service a été placé en tête des classements de qualité en 2006. Ce succès s’est aussi accompagné de la création d’un nouveau service : lorsqu’un client recherche une information particulière sur un commerce ou un restaurant, le 118 118 peut faire suivre cette information d’un message textuel indiquant les autres activités similaires se trouvant à proximité. Le nouveau service 118 118 offre désormais à ses clients un choix plus large, tout en générant de meilleurs chiffres de publicité. Il s’agit là d’un exemple concret des bénéfices corollaires que peut engendrer une démarche de qualification des données d’entreprise. Ce serait donc faire preuve d’un cruel manque du sens des responsabilités que d’ignorer plus longtemps l’importance de la qualité des donnés. Il existe de nombreux leviers pour les mettre au service de l’entreprise, et non plus en faire des témoins gênants d’une politique douteuse. Par delà toutes les complexes définitions, la data governance devient ainsi le schéma par lequel les données se transforment effectivement en une source de revenus, et non plus en une source de tracasseries administrativo-judiciaires….De quoi mêler l’utile à l’agréable. Colin Rickard Managing Director EMEA de DataFlux Mercredi 04 Juillet 2007
Colin Rickard, Managing Director EMEA de DataFlux
Lu 4457 fois
Nouveau commentaire :
::: Communiqués | ::: Etudes de cas | ::: Opinions | ::: Actualités, Etudes | ::: En bref | ::: Nominations | ::: Livres | ::: Revue de presse |
Dans ce dossier
|
||
|
Copyright Philippe Nieuwbourg 2008
Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées sur ce site, faite sans l'autorisation de l'éditeur est illicite et constitue une contrefaçon. Philippe NIEUWBOURG s'est engagé à respecter la confidentialité des données personnelles régies par la loi 78-17 du 6 janvier 1978. Decideo.fr | RelationClient.net | Progisphere.com | Progilibre.com | DAF.info | ECONOtique.com ClubMSCRM.net | ClubMSBI.net | ClubSAP.net | DecoEco.fr | AnteMemoire.org | Nieuwbourg.com | Nieuwblog.com StrategieDecisions.com | StrategieRelationClient.com BeyeSEARCH | BeyeBLOGS | BeyeRESEARCH | TDAN.com | BeyeNETWORK |
||||

