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La malbouffe des études marketing, une certaine typologie
Depuis une paire d'années le marketing est diabolisé, surtout à travers sa fille, la publicité.
On le rend responsable de nombreux maux de société, en particulier les troubles de l alimentation et nouvellement de l'obésité. A cela s'ajoute un autre phénomène concomitant qui est la difficulté de cerner le consommateur tant ses comportements paradoxaux, sa prise de pouvoir sur les marques, sa défiance, tendent à le faire ressembler à une savonnette mouillée. Tout ceci entraîne une mutation des pratiques marketing, notamment dans les usages qu'il est fait des études. On remarque aujourd'hui plusieurs familles, dont la consommation d'études s'apparente à la malbouffe et dont les objectifs sont totalement perdus de vue : - les étudivores : pour eux la vérité est dans l'exhaustivité. Plus ils ont de chiffres, plus ils sont contents. Comment peut-on ingurgiter et assimiler efficacement tant de données ? - les étudichipoteurs : les résultats, les méthodologies sont systématiquement remises en cause dès lors que le plan marketing ne se déroule pas sans anicroche ou qu'un résultat ne plait pas. - les étudisnackers : ils picorent de ci, de là quelques études, de préférence avec des méthodologies hyper innovantes, en oubliant les études fondamentales de base. - les étudinorexiques : puisque c'est comme cela, je ne fais plus d'études ! Façon bouderie. Aujourd'hui le monde des études se doit d'être de plus en plus pointu et à ce titre, leur consommation nécessite au préalable l'élaboration d'un programme diététique personnalisé. En effet, il faut trouver le bon équilibre entre ses besoins caloriques (les informations de base), ses carences (les dissonances avec le marché), ses vitamines (son potentiel de développement) et ses dépenses énergétiques (son budget). La seule vraie différence avec l'alimentation ? Il est exclu dans les études d'avoir pour seul objectif de « se faire plaisir » ! www.affinity-data.com jmsamoyau@affinity-data.com Mardi 26 Septembre 2006
J.M. SAMOYAU
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