Les Centres de Relation Client représentent en France aujourd’hui plus de 250 000 salariés, et sont devenus essentiels à l’activité de multiples secteurs économiques, de l’automobile aux assurances en passant par la banque, l’audiovisuel et les télécoms.
Implantés partout en France, ils contribuent à créer des emplois dans des zones défavorisées par l’activité économique, pour des personnes exclues ou rencontrant des difficultés à se positionner sur le marché de l’emploi. Ils favorisent leur intégration et leur insertion dans le tissu économique et social.
Par un amendement à la Loi de Modernisation Economique du 4 août 2008, les appels aux Centres de Relation Client ne peuvent désormais plus faire l’objet d’une « surtaxe », or cette surtaxe constituait une des sources de revenu des services rendus par ces Centres. Cette surtaxe ne permettait pas en outre de couvrir l’ensemble des coûts liés à cette assistance et au service rendu au consommateur (salaires, charges, process, technologies…).
Sa disparition viendrait encore fragiliser une rentabilité en décroissance depuis plus de 4 ans de par les prix pratiqués dans les pays à faibles coûts de main d’œuvre.
Une réalité et conséquence : pas moins de 10 000 délocalisations ont déjà été observées au dernier trimestre 2008 dans les Centres de Relation Client, en direction du Maghreb. Avec les effets cumulés de la perte de financement et de la crise économique, ce processus va s’accélérer au 1er trimestre 2009, avec, au minimum, la perte de 10 000 emplois en France.
Les professionnels de la Relation Client en appellent à la responsabilité du Sénat et du Gouvernement dans le cadre de la Loi de Relance Economique !