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Les Centres de Relation Client poussent un cri d’alarme


Communiqué de l'AFRC


Plus de 10 000 emplois menacés par la disparition de la surtaxe des appels
La profession en appelle à la responsabilité du Sénat et du Gouvernement



Eric DADIAN, AFRC
Eric DADIAN, AFRC
Les Centres de Relation Client représentent en France aujourd’hui plus de 250 000 salariés, et sont devenus essentiels à l’activité de multiples secteurs économiques, de l’automobile aux assurances en passant par la banque, l’audiovisuel et les télécoms.

Implantés partout en France, ils contribuent à créer des emplois dans des zones défavorisées par l’activité économique, pour des personnes exclues ou rencontrant des difficultés à se positionner sur le marché de l’emploi. Ils favorisent leur intégration et leur insertion dans le tissu économique et social.

Par un amendement à la Loi de Modernisation Economique du 4 août 2008, les appels aux Centres de Relation Client ne peuvent désormais plus faire l’objet d’une « surtaxe », or cette surtaxe constituait une des sources de revenu des services rendus par ces Centres. Cette surtaxe ne permettait pas en outre de couvrir l’ensemble des coûts liés à cette assistance et au service rendu au consommateur (salaires, charges, process, technologies…).
Sa disparition viendrait encore fragiliser une rentabilité en décroissance depuis plus de 4 ans de par les prix pratiqués dans les pays à faibles coûts de main d’œuvre.

Une réalité et conséquence : pas moins de 10 000 délocalisations ont déjà été observées au dernier trimestre 2008 dans les Centres de Relation Client, en direction du Maghreb. Avec les effets cumulés de la perte de financement et de la crise économique, ce processus va s’accélérer au 1er trimestre 2009, avec, au minimum, la perte de 10 000 emplois en France.

Les professionnels de la Relation Client en appellent à la responsabilité du Sénat et du Gouvernement dans le cadre de la Loi de Relance Economique !

Vendredi 23 Janvier 2009
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1.Posté par Claude le 23/01/2009 11:08
Curieux cri d'alarme.

un appel au SAV pourra toujours parfaitement faire l'objet d'une facturation forfaitaire.

Alors, oui, évidemment, le client aura une facture plus elevé mais le service rendu restera identique et je fais confiance à l'analyse pertinente des equipes marketing pour évaluer le coût de ce service.

Le gouvernement doit être responsable mais les sociétés qui font appels aux services d'un centre d'appel délocalisé doivent l'être également.

En outre, quelle curieuse estimation. Si dès 2008, avant même le décret d'application de la loi, 10000 emplois ont été délocalisés au cours d'un semestre, rien n'indique que ce mouvement ne continuera pas.
Comme on connait l'état des entreprises touchés par la crise financières et comme on connait aussi l'excellente qualité des prestations de callcenter offshore, il y a au contraire tout lieu de penser que ces délocalisations continueront. - Avec ou sans cet amendement -

Que fait cet amendement? il clarifie la relation client en défendant le consommateur, car le coût de l'appel n'est pas déporté sur l'opérateur téléphonique du client et apparait clairement sur la facture de l'entreprise qui facture le service.

Claude

2.Posté par Xtian le 23/01/2009 11:08
Eric,
N'y a-t-il pas lieu de faire une différence entre les appels aux hotlines, services support et les appels pour obtention d'information, passation de commandes et autres.
Autant il parait en effet peu acceptable de devoir payer, qui plus est, payer cher le plus souvent, afin d'obtenir une réparation ou une aide pour un service non-rendu ou une solution qui ne fonctionne pas ou qui ne fonctionne pas selon les attentes, autant lorsqu'il s'agit d'un appel volontaire et "non contraint", si l'information est donnée à priori quant à la tarification, il n'y a aucune raison de ne pas "surtaxer" ce numéro.
De toutes façons, lorsque l'on regarde outre atlantique, ou, dans une moindre mesure dans d'autres pays Européens, la grande majorité des numéros mis à la disposition des consommateurs sont des numéros gratuits (Je sais, il faut que quelqu'un paye au bout du compte et les coûts sont certainement répercutés sur les produits ou les services).
Cette utilisation des numéros surtaxés est ue spécificité française à mon avis, certainement héritée de note bon vieux minitel avec lequel certaines sociétés ont gagné des sommes indécentes pour le moins.
Voila, je voulais apporter ma petit contribution et je m'aperçois que je me suis un peu laissé aller...

3.Posté par Claude le 23/01/2009 12:18
Petite rectification par rapport à mon commentaire : le décret d'application étant passé en juin, mon analyse est assez foireuse. Mais il serait interessant de connaître les chiffres sur le premier semestre 2008. Cependant, si la délocalisation a eu lieu au court du 2nd semestre 2008, il y a fort à parier qu'elle était préparée depuis belle lurette.

De plus, j'insiste, les callcenters du Maghreb, notamment au maroc, gagnent de plus en plus en qualité.

4.Posté par Guillaume le 27/01/2009 12:12
Il faut arrêter l'hypocrisie...

La loi qui interdit les n0 surtaxés pour de nombreux servcies clients et hotlines est prévu depuis longtemps. Les opérateurs ont eu le temps de s'y (de nous y) préparer. Et de changer de modèle économqiue.
S'ils ont choisi de ne pas le fiare (de ne pas croire que le gouvernement irait jusqu'au bout)... alors tant pis pour eux...

Par ailleurs, aux consommateurs aussi de se raisonner. Pour les hotlines internet, plus de la moitié des appels ne relève pas d'un problème technqiue ou commercial, mais d'une incapcité des utilsateurs à utiliser conveablement leur PC (le DG Neuf avait même parlé de 79% des appels entrants)...

Donc si la loi impose aux opérateurs de supporter seuls les coûts... il est clair que des sièges vont sauter dans les calls centers. Si par contre les opérateurs souhaitent répercuter le pric (comme Free), alors le nombre de siège devrait rester le même, si les consommateurs souhaitent continuer à être aidés.

La péridoe actuelle est une péridoe d'instabilité

5.Posté par Thierry DUPIOT le 27/01/2009 15:47
Que cette échange est amusant.....

On n'accepte pas en France de ne plus pouvoir faire payer un client qui cherche à joindre son fournisseur....Curieuse notion de service client que celle là que de vendre, et de faire payer l'appel entrant !!! Un peu comme si Boulanger ou Darty nous vendaient des tickets pour avoir juste le droit de parler à un vendeur....

Outre-atlantique on n'accepte pas de devoir faire payer un client pour joindre son fournisseur....Service Client ???? Certainement pas la même notion du service à rendre au client !!!!

6.Posté par Xtian le 27/01/2009 17:03
Thierry,

Bien que l'idée de faire "payer au client" puisse paraitre étonnante, il ne faut pas se leurrer non plus : Il n'existe pas plus de "service gratuit" outre atlantique ou ailleurs.... Les coûts (inévitables lorsque l'on gère un service client) sont simplement inclus dans celui du produit ce qui conduit à une autre situation dérangeante : "Même ceux qui n'utilisent pas le service" le paye lorsqu'ils achètent le produit... C'est un peu comme l'obligation en France d'offrir ou d'inclure "une année de garantie" sur les produits, c'est une simple hypocrisie ou façon de faire payer à tous ce qui n'est utilise qu'à certains... Je m'arrête sur ce sujet mais reviendrai sans doute
Xtian

7.Posté par Thierry DUPIOT le 27/01/2009 17:17
Xtian,

Effectivement il n'y a aucun leurre sur qui paye quoi ni quand ni comment....

Simplement en incluant le prix du service dans le prix de vente, cela dénote de la stratégie de relation client que souhaite instaurer l'entreprise avec ses clients....

En faisant payer en plus, cela dénote aussi de la stratégie de relation client établie....

D'un côté, empêcher toute barrière entre l'entreprise et ses clients....De l'autre en ériger......Sachant que toute occasion d'avoir une relation avec son client et une occasion de le fidéliser, devinez laquelle des stratégies est la plus efficace ?????

8.Posté par Xtian le 27/01/2009 18:08
Thierry,

Je ne veux surtout pas avoir l'air de défendre le modèle français par mes commentaires précédents car dans l'ensemble nous sommes d'accord.

Ce que l'on peut noter tout de même : si les produits sont fiables, correctement conçus avec des notices explicatives détaillées alors les besoins de service support ou help-desk diminuent en conséquence.
Dans ma dernière société le support et son organisation (donc ses coûts) ont été "déplacés" sous la direction "Produits", je peux vous assurer que nous avons vu de façon significatif une amélioration dans les produits...

D'autre part, grâce à notre spécificité bien française, un grand nombre de fournisseurs (produits, et/ou services) ont exagéré et ont tout simplement cru qu'ils pourraient gagner de l'argent facile (appels payants, reversements avec accord avec les opérateurs, appels a revenu partagés, etc...) en utilisant des numéros surtaxés à tort et à travers. Je dois dire que ce qui arrive avec la loi Chatel est quelque part mérité (Désolé, Eric, même si je pense que la loi n'est pas bien ficelée à l'heure actuelle) . Comme pourrait dire notre président (non, je ne suis pas un de ses supporters) "Ou vous réglez ça vous même ou je m'en charge...".
Dans notre cas, c'est Mr Chatel qui s'en est chargé

Mon expérience avec les professionnels d'outre -atlantique ou même d'Europe du nord (UK, pays nordiques..) est qu'ils on su bien avant nous considérer les Centres d'Appels comme sources de revenus et non de coûts comme c'est toujours cas en France où, "Afin de compenser ces coûts il faut faire payer l'usager". C'est là, à mon avis que se trouve l'erreur. Un Centre d'Appels peut facilement devenir un centre de profits , à condition de ne pas s'arrêter au coûts humains, mais au contraire, en utilisant la masse d'informations qu'il est possible de recueillir dans un tel centre (sans pour autant mettre en oeuvre des technologies complexes et couteuses) toute société peut aisément en tirer des profits substantiels en terme de fidélisation, de connaissance de ses clients, d'amélioration de ses produits, de cross et up-selling etc , etc.... mais ceci est un autre long débat...
A une (très) prochaine fois

9.Posté par Thierry DUPIOT le 28/01/2009 08:40
Xtian,

Nous sommes alors d'accord en tous points, à vouloir courir après le maigre et illusoire profit immédiat, les entreprises françaises ont préféré jouer des numéros surtaxés plutôt que des numéros gratuits.......Tant pis pour elles.....

Il faut en permanence se souvenir que la fidélisation d'un client coute 5 fois moins cher que la conquête d'un prospect.....

10.Posté par sarah le 30/01/2009 01:39
à quand un cri d'alarme pour les 250 000 et plus de salariés qui sont pour une grande partie d'entre eux mal payé ( le SMIC pour un temps complets alors que beaucoup ont des compétences acquises par les diplômes ou l'expérience ! ) ....
à quand un cri d'alarme pour ces salariés qui arrivent à peine à boucler les fins de mois .....
à quand un cri d'alarme pour une vraie gestion des carrières de ces salariés....
à quand un cri d'alarme pour des programme de formation permettant aux salariés de ce secteur de s'en sortir en cas de coup dur pour le secteur comme annoncé par l'article "cri d'alarme ...." ....

C'est peut être l'occasion d'envoyer les équipes commerciales en formation afin de renforcer leurs techniques de négociation des contrats commerciaux incluant les "problématiques" ( !!! ) conséquences de la fameuse loi .....et surtout permettant de mieux payer les salariés du secteur, salariés fortement expérimentés pour une grande partie d'entre eux .

il y aurait encore beaucoup de cri d'alarme : condition de travail, carence maladie, lutte contre les discriminations, ....


11.Posté par Manuel le 03/02/2009 17:11
La Loi de Modernisation de l'Economie va avoir des impacts importants en termes de coûts pour les entreprises, il va falloir trouver des solutions alternatives. Je ne pense pas que la délocalisation soit la seule, ni la répercussion des coûts sur les prix des produits ou des services la meilleure.
Aujourd'hui il va falloir raisonner en termes d'intéractions avec les clients et déterminer lesquelles représentent une opportunité pour l'entreprises et lesquelles supposent uniquement un coût.
Et pour ces dernières il faudra s'interroger sur le meilleur moyen de les traiter: outsourcing, SVI intelligent, internet... et ce après avoir déterminé le profil "canal" des clients.

Enfin, pour en savoir plus sur la LME et plus particulièrement sur l'article 87 qui concerne les numeros surtaxés vous pouvez visualiser la vidéo ci-dessous:
http://www.yourpotential.tv/permalink-7738/la-fin-des-numeros-surtaxes-un-virage-pour-les-centres-dappels.aspx



12.Posté par Willy le 10/04/2009 10:52
Bonjour,

J'ai travaillé de nombreuses années dans le télémarketing et les centres d'appels, maintenant je suis responsable commercial IT. Je pense que même si la délocalisation permet de faire des profits (qui reviennent en France), de gagner des affaires, il faudra "prioriser" les emplois en France, car nous allons perdre beaucoup d'emploi dans notre pays. Quel dommage ! La crise économique accélère cela, mais on aurait pu anticiper le fait de réduire les délocalisations, car les centres d'appels permettent de sortir des gens du chômage, les étudiants, les jeunes, les plus âgés, etc....
Il faut sensibiliser l'opinion à ce sujet.

Quand au coût des appels vers les hot-line et les services clients je trouve que l'on paie cher ces appels. Il faut donc un juste équilibre, mettre un tarif raisonnable et lutter contre les délocalisations.

Merci également aux Directions des Entreprises de centre d'appels, de télémarketing ou autres qui ont pris conscience qu'il fallait respecter les salariés, mettre une éthique vis-à-vis des collaborateurs.


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